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Technicien territorial : le cadre d'emplois technique de catégorie B

Dix spécialités sont ouvertes au concours de technicien territorial, du bâtiment aux métiers d'art, et le candidat en choisit une ou plusieurs à l'inscription. Les informations de ce guide viennent de la notice du concours publiée par le centre de gestion de la Vendée (mise à jour en juillet 2026), qui s'appuie sur le décret n° 2010-1357 du 9 novembre 2010 portant statut particulier du cadre d'emplois, le décret n° 2010-1361 du même jour pour l'organisation des concours et l'arrêté du 15 juillet 2011 pour le programme des épreuves.

Un cadre d'emplois technique de catégorie B

Les techniciens territoriaux forment un cadre d'emplois technique de catégorie B, qui comprend les grades de technicien, de technicien principal de 2e classe et de technicien principal de 1re classe. Sous l'autorité d'un supérieur hiérarchique, ils conduisent des chantiers, encadrent des équipes et contrôlent les travaux confiés aux entreprises. Ils participent à la mise en oeuvre de la comptabilité analytique et du contrôle de gestion, peuvent instruire des affaires d'urbanisme, d'aménagement, d'entretien et de conservation du domaine de la collectivité, et participent à des actions de préservation de l'environnement.

Ils contrôlent aussi l'entretien et le fonctionnement des ouvrages et surveillent les travaux d'équipement, de réparation et d'entretien des installations mécaniques, électriques, électroniques ou hydrauliques. Ils peuvent surveiller le domaine public, et sont alors assermentés pour constater les contraventions. Ils peuvent participer à des missions d'enseignement et de formation professionnelle.

Les dix spécialités

  • bâtiments, génie civil ;
  • réseaux, voirie et infrastructures ;
  • prévention et gestion des risques, hygiène, restauration ;
  • aménagement urbain et développement durable ;
  • déplacements, transports ;
  • espaces verts et naturels ;
  • ingénierie, informatique et systèmes d'information ;
  • services et intervention techniques ;
  • métiers du spectacle ;
  • artisanat et métiers d'art.

Les conditions d'inscription

Les conditions générales sont la nationalité française ou celle d'un État de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen, la jouissance des droits civiques, l'absence de condamnation incompatible avec les fonctions, une situation régulière au regard du service national et l'aptitude physique.

Le concours externe s'adresse aux titulaires d'un baccalauréat technologique, d'un baccalauréat professionnel ou d'un diplôme homologué au niveau 4 sanctionnant une formation technico-professionnelle correspondant à l'une des spécialités ouvertes. Un candidat qui justifie d'une qualification reconnue équivalente par la commission de reconnaissance de l'expérience professionnelle (REP) du CNFPT peut aussi s'inscrire. Sont dispensés de diplôme les parents d'au moins trois enfants qu'ils élèvent ou ont élevés, et les sportifs, arbitres et juges de haut niveau figurant sur la liste de l'année du concours.

Le concours interne s'adresse aux fonctionnaires, agents publics des collectivités territoriales, de l'État et de leurs établissements, militaires et agents d'organisations internationales intergouvernementales comptant au moins quatre ans de services publics au 1er janvier de l'année du concours, en activité, en détachement, en congé parental ou au service national à la clôture des inscriptions. Le troisième concours exige, au 1er janvier de l'année du concours, quatre ans au moins d'activités professionnelles de droit privé, de mandats d'élu local ou d'activités de responsable d'association, y compris bénévole, accomplies hors de la qualité d'agent public. Les durées de contrat d'apprentissage et de contrat de professionnalisation sont décomptées.

Les épreuves

Chaque concours comporte une épreuve d'admissibilité de trois heures (coefficient 1) et une épreuve d'admission de 20 minutes dont cinq au plus d'exposé (coefficient 1).

  • Concours externe : réponses à des questions techniques à partir d'un dossier sur la spécialité choisie, puis un entretien qui part d'un exposé sur la formation et le projet professionnel.
  • Concours interne : un rapport technique rédigé à partir d'un dossier, puis un entretien à partir d'un exposé sur les acquis de l'expérience.
  • Troisième concours : un rapport technique, puis un entretien à partir d'un exposé sur les acquis de l'expérience, avec une évaluation de la capacité à s'intégrer dans l'environnement professionnel.

Chaque épreuve est notée de 0 à 20, puis multipliée par son coefficient. Toute note inférieure à 5 sur 20 à une épreuve d'admissibilité ou d'admission élimine le candidat, et nul ne peut être admis avec une moyenne inférieure à 10 sur 20, le jury pouvant fixer un seuil plus élevé. Les épreuves écrites sont anonymes et chaque copie est corrigée par deux correcteurs. Les notes de cadrage et les annales sont disponibles sur concours-territorial.fr.

Après le concours

Les lauréats sont inscrits sur une liste d'aptitude par ordre alphabétique, de valeur nationale, établie pour deux ans. Elle est renouvelable une troisième et une quatrième année, sur demande formulée un mois avant l'échéance. Un oubli entraîne la radiation de la liste et la perte du bénéfice du concours. Certaines situations (congé parental, maternité, congé de longue durée, mandat d'élu local, service civique, recrutement comme contractuel sur un emploi permanent) permettent de demander la suspension de l'inscription.

L'inscription ne vaut pas recrutement : le lauréat consulte les offres sur emploi-territorial.fr, et un lauréat déjà inscrit sur une autre liste d'aptitude du même grade doit choisir dans les quinze jours. Une fois recruté, il passe une visite médicale d'embauche, est nommé stagiaire pour un an (durée prolongeable) puis titularisé par l'autorité territoriale. Il ne peut ni muter ni démissionner pendant le stage sans perdre le bénéfice du concours.

Les personnes en situation de handicap peuvent être recrutées directement sans concours, comme contractuelles pour la durée du stage prévue par le statut particulier, puis titularisées si les conditions de santé exigées pour la fonction sont remplies.

Rémunération indicative

La notice donne, au 1er janvier 2024 et à titre indicatif, un traitement de base mensuel de 1 836,20 euros en début de carrière (indice brut 389) et de 2 500,77 euros en fin de carrière au grade de technicien (indice brut 597). Ces montants excluent l'indemnité de résidence, le supplément familial et les primes, et ils ont pu changer depuis.

Sources