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Le concours sur titres dans la fonction publique hospitalière

En avril 2011, le centre hospitalier du Sud Gironde a publié au Journal officiel un avis de concours sur titres pour pourvoir un seul poste vacant d'animateur. Les candidats avaient deux mois pour envoyer leur dossier, par la poste ou en le remettant à la direction de l'établissement. Cet avis donne une bonne image du fonctionnement : c'est l'hôpital employeur qui ouvre le concours, et le jury juge d'abord des diplômes.

Ce que dit le code général de la fonction publique

L'article L325-9 du code général de la fonction publique (en vigueur depuis le 1er mars 2022) prévoit deux façons d'organiser un concours. La première repose sur des épreuves. La seconde repose sur une sélection du jury à partir des titres des candidats, ou de leurs titres et travaux, que le jury peut compléter par des épreuves. Un concours sur titres juge donc d'abord un dossier, c'est-à-dire les titres du candidat et, selon le texte, ses travaux.

Dans la fonction publique hospitalière, ce principe s'applique corps par corps. Les statuts particuliers disent quels corps recrutent sur titres, sur épreuves, ou par les deux voies. Il n'existe donc pas de règle unique : l'avis d'ouverture et le statut du corps visé restent les deux documents à lire.

Le cas de la catégorie C

Le décret n° 2016-636 du 19 mai 2016 organise les carrières de catégorie C dans la fonction publique hospitalière. Selon la version consolidée en vigueur au 26 août 2026, le recrutement par concours sur épreuves ou sur titres concerne un grade classé en échelle C2, sous réserve des statuts particuliers (article 4-1). Les concours sont organisés par corps, soit par l'établissement concerné, soit par un établissement qui l'organise pour plusieurs établissements d'un même département ou d'une même région (article 4-6). Les concours externes peuvent exiger un diplôme de niveau V ou n'en exiger aucun, selon les statuts. Les concours internes s'adressent à certains agents publics et le nombre de postes qui leur est réservé ne peut être inférieur à un tiers ni supérieur à deux tiers du total.

Le recrutement sans concours, lui, vise un grade en échelle C1. Il suit une autre procédure : avis de recrutement publié au moins deux mois avant la date limite, dossier avec lettre de candidature et CV détaillé, puis examen par une commission d'au moins trois membres dont un extérieur à l'établissement, avec des entretiens publics (articles 4-2 à 4-4). Cette voie repose sur un dossier et des entretiens, et le décret la traite à part du concours sur titres.

Lire un avis de concours sur titres

Deux avis publiés au Journal officiel montrent ce qu'il faut y chercher. Celui de 2011, pour un animateur, ouvrait le concours aux titulaires du diplôme d'État aux fonctions d'animateur (DEFA), du BPJEPS spécialité « animation sociale », du BEATEP spécialités « activités sociale-vie locale » ou d'un diplôme reconnu équivalent. Celui de 2012, pour un ingénieur hospitalier au CHRU de Montpellier, fixait un délai d'un mois à compter de la publication et exigeait un diplôme dont l'équivalence avait été reconnue par la commission du décret n° 2007-196. Les délais diffèrent donc d'un avis à l'autre, et le cachet de la poste fait foi.

Ces avis datent de 2011 et de 2012 et servent ici d'illustration. Pour une candidature actuelle, trouvez l'avis en vigueur de l'établissement. Il indique l'adresse de dépôt, le délai et les titres demandés. Aucun des deux avis lus ne donne la liste des pièces du dossier : l'établissement la communique sur demande, et il vaut mieux la réclamer dès le départ.

Les conditions générales et la question de l'équivalence

Cinq conditions communes aux trois fonctions publiques s'appliquent aux candidats, selon une fiche du CNFPT : nationalité (française, ou d'un État de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen pour certains cadres d'emplois), jouissance des droits civiques, absence de condamnation incompatible avec les fonctions, situation régulière au regard du service national et aptitude physique.

Si votre diplôme ne correspond pas exactement à l'avis, les articles R325-10 et suivants prévoient une demande d'équivalence. Quand le concours exige un niveau de diplôme sans domaine précis, un candidat est automatiquement admis s'il a terminé un cycle de formation de niveau et de durée au moins équivalents, s'il suit un tel cycle, s'il détient une certification inscrite au RNCP à ce niveau ou un titre figurant sur une liste d'équivalences. L'expérience peut aussi compter : en général, trois ans à temps plein dans une profession comparable, ou deux ans pour un titulaire d'un diplôme d'un niveau inférieur.

Une commission d'équivalence décide. Dans la fonction publique hospitalière, une commission nationale placée auprès du ministre chargé de la santé traite les concours nationaux et examine les recours contre les décisions des commissions régionales, qui siègent auprès des préfets de région. Si la formation est plus courte d'au moins un an ou porte sur des matières très différentes, la commission peut exiger, au choix du candidat, un stage d'adaptation de trois ans au plus ou une épreuve d'aptitude. Sa décision favorable reste valable pour les candidatures ultérieures à des concours exigeant la même qualification, sauf changement de règles. Les textes lus ne fixent aucun délai pour déposer la demande ni pour que la commission réponde : engagez la démarche bien avant la clôture des inscriptions.

Erreurs fréquentes

  • Croire qu'un diplôme proche suffit. L'avis liste les titres admis ; un titre absent de la liste passe par la commission d'équivalence.
  • Confondre concours sur titres et recrutement sans concours. Le second vise un grade de l'échelle C1 et suppose une lettre et un CV examinés par une commission ; le premier vise l'échelle C2 et juge les titres.
  • Oublier que le concours vise un poste précis dans un établissement. L'avis de 2011 portait sur un poste vacant, pas sur une liste ouverte à tous les hôpitaux.
  • Attendre la clôture pour demander une équivalence. Les textes lus ne fixent pas de délai de réponse à la commission, ce qui rend l'attente risquée.

Sources